Manger gras – tout en restant svelte – rendrait-il plus intelligent ?

Heureux les Maîtres Praticiens en Formation, qui pratiquent notre fameux programme exclusif « un cerveau au top » en profitant des bienfaits des « bons » gras. Représentant plus de 55% du poids sec de notre cerveau, ces derniers contribuent à la structure des neurones, à la synthèse de neurotransmetteurs, des enzymes, des hormones.
Et bien une nouvelle étude vient de le démontrer : la consommation d’acides gras insaturés, comme les oméga-3, a un lien direct avec l’organisation de certains réseaux cérébraux impliqués dans l’intelligence.

L’Université Urbana-Champaign dans l’Illinois vient d’établir ce lien.
Dans un premier temps, l’équipe a analysé les biomarqueurs nutritionnels dans le sang de 99 personnes de 69 ans en moyenne, pour déterminer les quantités d’acides gras insaturés et saturés circulant dans leur organisme. Ils ont pu différencier les graisses consommées de celles disponibles pour le cerveau. Dans un deuxième temps, un test classique leur a permis de mesurer l’intelligence des participants. En même temps, l’imagerie cérébrale leur a permis d’enregistrer la connectivité et l’organisation de 7 grands réseaux cérébraux.

Ce qu’ils ont trouvé : plus les participants ont une organisation « efficace »de ces réseaux – donc une meilleure intelligence – , plus ils ont d’acides gras insaturés dans le sang. Il s’agissait en particulier du réseau dorsal de l’attention et du réseau frontpariétal, pour les prises de décisions.

Ainsi plus vous composez vos menus avec des avocats, des maquereaux, des oléagineux, de la mâche, ou de l’huile d’olive ou de colza pour n’en citer que quelques uns, plus vous mettez à disposition de votre cerveau les éléments essentiels pour son fonctionnement optimal.

Source : cerveau et psycho, oct 2017