Et si vous découvriez la méditation animale..?

C’est en 1960 que Boris Levinson, pionnier aux États-Unis de cette discipline – dite zoothérapie – a expérimenté l’effet thérapeutique des liens entre les enfants atteints de troubles psychiatriques et des chiens. 20 ans après cette interaction homme-animal s’est systématisée dans le domaine médical.

Aujourd’hui on utilise l’équinothérapie, avec les chevaux, la cynothérapie, avec les chiens, mais aussi les chats, les canaris, les lapins, parfois les dauphins. En France, seul un hôpital à Amiens a expérimenté le soutien de chiens auprès de plus de 250 patients.

Que ce soit pour des troubles psychiatriques, Alzheimer, la trisomie 21, Parkinson, des cas d’autisme, d’AVC ou une infirmité motrice cérébrale, il s’agit surtout d’améliorer l’état émotionnel et relationnel du patient. C’est dans ces domaines que l’animal joue son rôle en établissant une communication muette et en rétablissant le rôle social – amoindri par la maladie – du patient. Cette valorisation sociale et cette estime de soi retrouvées jouent un grand rôle dans la guérison.
En revanche, il n’y a pas de résultats dans les cas d’allergies ou de peur des animaux.

Enfin, en dehors des précédents cas particuliers, lorsqu’il n’a pas été constaté d’effets sur la guérison du patient, il y a quand même une réduction importante du stress et une nette amélioration de l’image de soi.

On peut à juste titre se demander ce que nos compagnons à 4 pattes en pensent…. Bonne nouvelle, ces expériences montrent le lien homme-animal, les sentiments mutuellement ressentis et le pouvoir de cette interaction non-verbale est aussi profitable pour l’un que pour l’autre.

Source : Le Point, sept 2017